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Entretien: Sept questions posées à Melissa Mwale, jeune entrepreneure du Zimbabwé

Découvrez Melissa Mwale-Chiyangwa, une jeune entrepreneure et PDG originaire du Zimbabwe. Elle crée des solutions numériques innovantes pour l'Afrique et croit fermement que la technologie apportera l'autonomisation et la transparence à sa communauté.

2. Pensez-vous que les nouvelles technologies sont une bonne source d'emploi pour les jeunes au Zimbabwe et en Afrique en général ?

Sans aucun doute, les nouvelles technologies sont une bonne source d'emploi. Cependant, les jeunes devraient maintenant se concentrer sur l'investissement dans ces compétences afin de répondre aux besoins actuels grâce au développement de ces nouvelles technologies. S'adapter ou mourir. Perturber ou être perturbé. Il est certain que la pandémie a accéléré le développement du commerce électronique et que nous avons connu une croissance significative au cours de l'année écoulée.

 

Je crois fermement que l'entrepreneuriat devrait être motivé par la passion du changement et de l'innovation plutôt que par le besoin de survivre.

3. Comment pouvons-nous mieux impliquer la jeunesse zimbabwéenne dans les discussions relatives à la culture de la paix ?

En leur donnant la possibilité de participer à des discussions sur la culture de la paix. En impliquant davantage les jeunes et en leur faisant comprendre l'importance et l'impact de ces discussions, en les écoutant et en mettant en œuvre certaines de leurs idées.
 

4. Vous avez aussi créé la Messe Foundation, quel est son impact global sur l'entreprenariat féminin en Afrique?

L'impact global de la Messe Foundation a été positif, bien que nous nous développions à un rythme plus lent que prévu, nous avons connu une croissance et un impact significatifs grâce aux femmes qui ont participé à nos programmes. Nous espérons à l'avenir avoir plus de partenariats et développer notre plateforme pour pouvoir donner plus d'opportunités aux femmes entrepreneures africaines, en termes de développement des compétences, de développement personnel, de connaissances de l'entrepreneuriat et de financement pour développer leurs entreprises au-delà du continent africain.

 

5. Quel est l'impact de la pandémie de COVID-19 sur vos activités commerciales ?

La pandémie de COVID-19 a eu un impact positif sur la croissance de mon entreprise car le besoin de services en ligne a considérablement augmenté. Bien que nous soyons toujours confrontés à un problème de logistique en raison du mauvais état des réseaux routiers, nous introduisons un service "click and collect" et établissons des partenariats avec d'autres fournisseurs de services.

 

6. L'entrepreneuriat est-il un domaine qui attire de plus en plus les jeunes au Zimbabwe ?

L'entrepreneuriat attire de plus en plus les jeunes zimbabwéens. Cependant, j'ai constaté qu'au Zimbabwe, ce n'est plus une question de choix que d'être entrepreneur ou de se lancer dans n'importe quel type d'activité, c'est désormais un moyen de survie. Le taux de chômage a contraint de nombreux jeunes zimbabwéens à se lancer dans l'entrepreneuriat pour pouvoir se nourrir. Je crois fermement que l'entrepreneuriat devrait être motivé par la passion du changement et de l'innovation plutôt que par le besoin de survivre. 

 

7. Quel conseil donneriez-vous à d'autres jeunes femmes africaines qui voudraient devenir entrepreneures ?

Le conseil que je donnerais aux jeunes femmes africaines qui voudraient devenir entrepreneures est de toujours s'engager, d'être disciplinées, car ce n'est pas tous les jours que l'on se sent motivées, mais même quand on n'en a pas envie, même quand les chances sont contre nous, il faut se démener ! N'ayez jamais peur de demander de l'aide et n'ayez pas peur d'échouer, apprenez de vos échecs et recommencez jusqu'à ce que vous y arriviez.